Impôt de fleurs… et buis et buis à ECULLY

La pyrale du buis figure depuis 2008 sur la liste d’alerte  de l’organisation européenne pour la protection des plantes. Il n’a pas été tenu compte de cet avertissement par la commune puisque dans le précédent mandat de nombreuses plantations de buis ont été faites, plantations qui ont nécessité récemment leur remplacement partiel en pleine effervescence de poursuite du label 4 fleurs. Comme chacun sait les buis sont très coûteux, la commune aurait pu faire un autre choix beaucoup plus raisonnable, économique et judicieux.

D’autre part, il a été souhaité à plusieurs reprises pour les parcs, jardins et espaces urbains une proportion plus importante de plantations de plantes vivaces, mais on s’obstine à un déploiement coûteux de plantes annuelles. Dans un contexte où subsistent un manque manifeste d’entretien déjà signalé avec quelques exemples sur le présent blog et des dérives budgétaires prévisibles (dont rappel ci-dessous) faut il continuer la poursuite de dépenses excessives pour tenter de préserver « la belle 4ème fleur » ? à moindre coût il est possible de veiller au bon fleurissement d’Ecully, mais nos élus ne semblent pas se préoccuper de ce sujet.

Pour rappel :

Le conseil municipal de mars 2015 a été consacré aux finances avec d’une part le compte administratif 2014 (le résultat de l’exercice 2014), et le budget primitif (le budget prévisionnel 2015)
En synthèse les points importants à retenir sont :

POUR LES DEPENSES
Une croissance des frais de fonctionnement de 7,7 % c’est la première année depuis bien longtemps que nous assistons à une telle dérive.
Le détail de ces frais montre une croissance des charges à caractère général (frais de fonctionnement) de 12,9%
Des frais de personnel qui augmentent de 5,4%
Des autres charges de gestion (subvention aux associations) 3,4%

POUR LES RECETTES
Une diminution des recettes de 6,5%, cette diminution des recettes étant principalement la conséquence de la diminution des dotations de l’état.

Ce budget met en évidence l’incapacité de la municipalité à faire des économies alors que nous savons que les recettes diminuent et vont continuer à diminuer notamment les dotations de l’état.
Les conséquences sont à court terme une augmentation de la fiscalité car la commune ne sera plus en mesure de financer ses frais de fonctionnement.
L’autofinancement étant en forte diminution voire nul très rapidement, il faudra soit limiter les investissements soit avoir recours d’une façon massive à l’emprunt.

Visiblement l’équipe municipale n’a pas pris la mesure des nouveaux enjeux économiques.

Un bouquet de dérives budgétaires à craindre…

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