Les grandes absences des élus aux séances publiques.

Demande de remboursements des indemnités injustifiées :

En cohérence avec une question récente de la presse régionale sous le titre « les élus sont-ils bien assidus aux séances publiques?», quelques constatations s’imposent: à la Métropole de création récente constituée de 165 élus, l’article du Progrès du 25 janvier relate qu’à peine un élu sur deux a assisté à toutes les séances. Certains s’en défendent, c’est le cas d’un élu qui explique dans cet article « être également accaparé par ses autres fonctions ». Cette explication incite à soutenir le non-cumul des fonctions et des mandats pour les élus entachés d’absentéisme abusif.

Pour Ecully, une fonction de maire plus une activité professionnelle et un cumul avec un mandat à la Région, une activité à la Métropole, une vice-présidence au Sytral, des réunions au sein d’un parti politique, la course frénétique à d’autres postes de présidences sont incompatibles avec une réelle efficacité, gouvernance et présence sur la commune.

Cette dilution de fonctions (également existante par ailleurs) assortie d’un cumul d’indemnités justifierait une demande de remboursement de certaines indemnités pour cause d’absentéisme aux séances publiques. Avant la création de la Métropole, le même problème existait quant à l’assiduité aux séances du Grand Lyon : pour percevoir l’indemnité il suffisait à des élus de faire une très courte apparition pour assurer un pointage sans réel travail en commission, ce qui explique aussi l’obscurantisme de la majorité entretenu par l’absence de compte-rendus  vainement réclamés par l’opposition de l’époque.

La présidence de la Métropole a fait allusion à des sanctions qui pourraient être prises pour les absents mais rien n’étant prévu pour sanctionner les retards ou les départs anticipés, place est laissée à tous les abus…Encore un effet d’annonce qui restera sans suite et coûte à la collectivité.

Lorsqu’un un maire mis en échec à la vice présidence de la Région  déclare à une journaliste du Progrès « ne pas courir après les petites grattes indemnitaires », on peut se demander l’évaluation qu’il fait de ces « grattes » dont le terme est gravement inapproprié eu égard  aux sommes qui s’y rattachent.

Pour rappel : après augmentation de 20% des indemnités des élus à la Métropole dès la première séance les montants mensuels  bruts sont : 4 888 € pour le président, 2 675 € pour les 25 vice-présidents, 1300 € pour les conseillers.

A ces montants peuvent s’ajouter des cumuls de fonction…Ceci explique la course aux portefeuilles et cumuls de certains élus peu soucieux de réel travail et uniquement portés par leurs ambitions politiques personnelles.

En période de budget « contraint », pourquoi ne pas réclamer le remboursement de toutes les indemnités indûment perçues depuis tant d’années ?

Il faut rappeler qu’en première séance à la Métropole, a été votée une augmentation des impôts locaux de 5% suivie immédiatement d’une augmentation de 20% de l’indemnité des élus. A la faveur et par le biais de l’augmentation des bases des impôts locaux, les impôts payés par les contribuables ne cessent de croître en parfaite contradiction avec des annonces électorales mensongères qui avaient fait état d’une non augmentation…A quand la fin des ponctions et de réelles économies ? les feuilles d’impôts parlent…et les contribuables aussi.

Sur un plan plus général : une autre augmentation presque passée inaperçue : les droits de mutations passés de 3,8 % à 4,5 % en 2014. 

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